Pudding médiéval aux fruits secs

Le Moyen-Âge ADORE les épices. En Europe, il s’agit de l’époque la plus gourmande en épices, dépassant notre petit intérêt contemporain pour le curry et le chaï latte… Dès le 13e siècle, le stock d’épices se fixe en Europe. Pendant trois ou quatre siècles, elles seront alors partout, tout le temps. Les mets des pauvres gens étaient (au mieux) poivrés, alors que ceux des cours explosaient de saveurs – gingembre, graines du paradis, macis, safran, cannelle ! Il s’agit tout de même de montrer qui l’on est – des gens riches et distingués.

Si se vanter de son statut social avec des épices n’est plus vraiment pertinent aujourd’hui, la recette que Visitons! vous propose a le plus grand avantage encore de vous permettre d’utiliser ce vieux bout de pain qui sèche dans le fond de la huche à pain depuis le début de la semaine. Quelques fruits secs, une dose de safran, des oeufs, du lait et hop ! vous ravirez vos papilles et celles de vos amis.


Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 50 minutes

Pour 6 personnes


Ingrédients

  • 100g de raisins secs
  • 100g de figues sèches
  • 200 g de brioche
  • 20 cl de lait
  • 1 dose de safran
  • 3 oeufs

dsc_0663


Préparation

  • Faire tremper les raisins secs et les figues séchées dans de l’eau chaude au moins 15 minutes.
  • Emietter la brioche dans un saladier.
  • Faire bouillir le lait avec le safran.
  • Hors du feu, incorporer les oeufs.
  • Verser l’appareil sur la brioche.
  • Couper les figues en rondelles
  • Incorporer la moitié des figues et des raisins.
  • Beurrer le moule.
  • Disposer au fond du moule le reste des raisins et les figues.
  • Verser le mélange brioche-oeufs dans le moule
  • Faire cuire à 180° environ 15 minutes si vous optez pour des portions individuelles. Laisser cuire 45 minutes si vous décidez de faire un gâteau.
  • Laisser reposer 10 minutes avant de démouler

La terrasse de Charles Victor

La Grand-Rue de Nyon n’est pas la rue la plus animée de la ville. Des Nyonnais pressés la traversent, s’y arrêtent peut-être davantage le samedi, quand des étals de légumes viennent l’animer. En réalité, la rue est dangereuse. Faites l’expérience : vous marchez tranquillement sur le trottoir, depuis Perdtemps en direction de la tour de l’horloge, et à la hauteur de la terrasse de Bonstetten, vous tournez la tête à gauche. Le lac vous appelle. Vous êtes perdus.

nyon_terrasse_bonstetten

Par tous les temps, de toutes les saisons, le lac joue à la sirène ensorcelante et la terrasse de Bonstetten sert de bateau, de plongeoir vers l’étendue bleue.

Le dernier bailli de Nyon, Charles Victor de Bonstetten, écrit dans ses mémoires :

L’antique château de Nyon, avec ses vieilles tours qui de tous les côtés regardent la plus brillante nature, semblait le douzième siècle venu pour contempler le dix-huitième

Sa maison était plutôt bien située. Et puis, la vue est franchement pas moche. Avec sa réputation de « meilleurs des baillis », Charles Victor de Bonstetten fut le dernier à tenir ce rôle, la Révolution venant tout chambouler. L’homme des Lumières, le défenseur de la liberté de la presse, luttant contre la politique du secret, reste encore un peu à Nyon, en donnant son nom à l’une des plus belles terrasses de la ville.

Le sentier des châtaignes, entre Luins et Vinzel

Il fait beau et c’est jour férié dans le canton. Une occasion rêvée pour faire la grasse matinée, pensez-vous ? Pas du tout ! Dans l’équipe de Visitons! il y a toujours au moins une envoyée spéciale prête à vous faire découvrir le pays. Et aujourd’hui, je m’y colle, avec beaucoup d’énergie.

Objectif : découvrir le sentier de châtaignes, signalé sur le site Naturando, et que je n’ai jamais emprunté, bien qu’habitant tout près.

Le sentier, créé en 1998, consiste en une boucle de 6 km qui relie les villages de Luins, Vinzel et Bursins.  Naturando m’indique qu’il faut suivre les routes montantes depuis le centre des trois villages, ça a l’air facile à trouver, je ne m’encombre donc pas d’une carte.

Je décide de démarrer la promenade depuis le centre de Vinzel, chaussures de marche aux pieds, et chien joyeux en laisse.

Première constatation : ça monte. Vraiment. Beaucoup. Ceci dit, le village est très joli,  avec ses maisons anciennes qui semblent s’accrocher pour ne pas glisser vers le lac.

Vinzel

Rue du Collège, Vinzel

Je monte toujours et décide de poursuivre en direction de Luins : je vois la petite église au loin, et comme toute membre de Visitons! qui se respecte, je ne résiste pas à un monument qui a l’air d’avoir une histoire…

L’église de Luins est modeste mais charmante. Un panneau m’apprend que le bâtiment a été presque totalement reconstruit au 17ème siècle, sauf le clocher-porche. Perchée sur les hauts de Luins, l’église donne du caractère au petit village, et de nombreux couples choisissent de s’y marier.

EgliseLuins

Eglise de Luins

Tout cela est très joli, mais je n’ai pas encore trouvé le sentier des châtaignes. Je vois passer quelques randonneurs un peu plus haut, j’entreprends de les suivre, et je reprends la montée. Effectivement, en bordure de forêt, une pancarte indique le fameux sentier. Et puis… Je décide de remettre ça à une prochaine fois. Oh, rien à voir avec mes compétences de marcheuse ;o) mais il fait chaud et le chien a l’air d’avoir soif.

Chien

En conclusion : a priori, il est préférable de démarrer la randonnée derrière l’église de Luins. Si on part d’un des trois villages, il peut être utile de se munir d’un chien bâtard qui se prend pour un chien de traîneau et qui vous aidera à grimper.

Ceci dit, bien que je n’aie pas exactement suivi le sentier des châtaignes, la découverte des petites rues de Vinzel était vraiment sympathique, de même que la promenade dans les vignes avec une vue somptueuse sur le Léman.

VueChataignes

Et pour les allergiques à la marche, n’oublions pas qu’il y a d’excellentes caves dans toute la région…

Votre marcheuse dévouée,

Nathalie

Du thé ? Avec sucre !

Sucrer son thé avec de la framboise et se prendre pour une grande reine. Voilà ce que vous propose Visitons! cette semaine. Si vous n’êtes pas très à l’aise avec le crossplaying, nous vous autorisons à vous imaginer en laquais, salivant devant le sucre de vos maîtres et maîtresses. Autant dire que vous avez tout intérêt à jouer à la reine.

Reprenons. 1662. Vous êtes promise à Charles II, roi d’Angleterre et vous emportez notamment avec vous comme dot un coffret empli d’un thé précieux (et la propriété des îles de Bombay, mais ça, c’est plus difficile à goûter et à sucrer, donc moins intéressant). Princesse de Portugal, vous avez grandi dans les trésors rapportés des Indes orientales, vous avez été bercée par les arômes de thé dès votre plus jeune âge… Le royaume de votre famille est au sommet de sa puissance navale et commerciale.

Rendu indépendant depuis peu (1640), le Portugal a cependant besoin de renforcer ses positions et d’avoir des alliés solides pour défendre vos comptoirs commerciaux. Votre famille essaie de vous placer auprès de tous les princes d’Europe – mêmes les bâtards!- et finit par choisir l’Angleterre.

Votre mariage ne sera pas heureux. Il l’était rarement pour les gens de votre condition et de votre temps. La question ne se posait pas par ailleurs. Votre venue rendit le Portugal à la mode pendant quelques temps. It-girl, vous l’avez peut-être été au tout début, mais votre différence de religion rendit votre vie difficile… Le thé devint LA boisson de l’aristocratie. Pour l’accompagner, un sucre joyeux vous faisait peut-être oublier vos peines.

Pour égayer les dimanches nuageux, oubliez un peu les contraintes de votre rang et mettez vous aux fourneaux. Vous avez besoin de :

  • Framboises – 150 grammes suffisent
  • Sucre
  • De temps : comptez 25 minutes de préparation, mais plusieurs jours de séchage (1 à 4, selon l’humidité ambiante)

 

  • IMG_2106
  1. Disposez vos framboises sur une plaque recouverte de papier sulfurisé
  2. Enfournez, à four froid, pendant 15 minutes en fixant la température à 110 °C
  3. Extrayez le jus des framboises en les passant au chinois
  4. Dans un autre bol, versez un peu de sucre, puis ajoutez un peu du jus de framboise. La préparation doit au final former une pâte bien granuleuse, sans pour autant être liquide et avoir dissout le sucre
  5. Versez la préparation sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et laissez sécher, tout en allant touiller de temps en temps pour éviter les gros morceaux de sucre
  6. Dégustez votre thé, sucré à la framboise et prenez un air distingué et délicat

Si vous voulez goûter la sucre à la framboise sans renier votre condition sociale, nous vous attendons les 10 et 24 juin à la Boîte à thé de Nyon. Plus d’informations et inscriptions par .

 

Entre La Rippe et Tranchepied

Cette semaine, Visitons ! vous propose d’utiliser votre GPS… Et oui, ce n’est pas parce que nous adorons l’histoire que nous ne savons pas utiliser d’outils modernes, et, avouons-le, notre suggestion se situe un peu au milieu de nulle part.

Choisissez une journée ensoleillée, entrez les points suivants : Latitude 46.3892 / Longitude : 6.1549, et faites-nous confiance.

Vous voici sur le chemin du Vivier, entre La Rippe et Tranchepied. La vue est dégagée, vous apercevez la Dôle au sommet de la montagne, le lac de l’autre côté. Vous vous garez près de ce qui vous semble être une petite forêt.

Arrêtez-vous près du banc, côté Jura, et suivez le petit chemin de terre : vous êtes au bord d’un minuscule étang que vous n’auriez pas deviné, caché dans son bosquet d’arbres. L’endroit est paisible, oasis invisible au milieu des champs. Vous vous asseyez sur la rive, et vous pensez avec émotion que c’est grâce à Visitons! que vous avez découvert ce lieu magique. Non, ne nous remerciez pas, nous sommes là pour ça.

Sans titre

Tout près, on aperçoit le village de Tranchepied (VD). Le paysage est magnifique, même si le hameau en soi a un peu perdu de son charme d’antan, défiguré par quelques constructions malheureuses.

Et le nom demeure, et fait toujours sourire.

Tranchepied

Tranchepied

A ce sujet, nos recherches pour expliquer l’étrange appellation n’ont rien donné. Tout au plus a-t-on pu lire que le hameau aurait été mal-famé autrefois. De coupe-gorge à tranche-pied, le raccourci nous semble étrange. Nous comptons donc sur vous pour nous éclairer : si vous avez des informations sur le pourquoi du nom « Tranchepied » n’hésitez pas à les partager avec nous !

Les reines du Léman

Scintillante et ruisselante, la féra est noble. Le Léman en a fait un de ses poissons rois, et pourtant… Pourtant, le poisson a failli disparaître des eaux du lac, en un sens, n’existe même plus !

Dans les années 1920, le lac était (presque) vide de féra, alors que ce poisson était propre au Léman ! Une espèce de la même famille que la féra, a été massivement réintroduite sous la forme d’alevins de Gravenches notamment. La féra pêchée aujourd’hui n’est donc pas celle que les pêcheurs du 19e siècle pêchaient. Féra, pas féra, féra autrement, les pauvres poissons ont de quoi souffrir d’un petit trouble de la personnalité !

nyon_pecheurs

A la meunière, fumée ou au gill, elle ravira quand même vos papilles ! Nyon a la chance d’avoir son village des pêcheur, où vous pourrez acheter ou commander des produits du lac, garantis ultra frais !

Mais si, comme moi, votre fera préférée est celle qui ondule dans le lac (et non dans votre assiette), vous pourrez tout même admirer les filets et cabanes de pêches, avec un petit sentiment de touriste en vadrouille.

nyon_port_poisson

Le vide humide d’un dimanche de pluie

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille ! Enfilez vos bottes et votre ciré jaune, le monde vous attend ! Bon. Certes. Vous risquez pas d’en croiser beaucoup du monde, par un temps pareil. Mais, entre nous, entre déprimer chez vous et sauter dans les flaques, en chantant sous la pluie avec un petit air américain, hésitez-vous longuement ? Non ! Et puis, quand l’humidité monte et que le baromètre descend, selon toutes les sources, il vous faut descendre dans la rue.

Claquez la porte, battez le pavé, flip-flop, chantent vos bottes, il fait humide, glacial et hostile, mais, flip-flop que vous êtes beaux, flip-flepelle que vous êtes belles ! Quoi de mieux par temps pluvieux, que d’aller voir le lac ? Certaines vivent un peu sous le ciel gris-bleu, d’amour et d’eau de pluie, moi, je vous propose de vivre carrément face au lac gris-argenté, de pistaches et de truite. L’amour, c’est sur-évalué, alors que les pistaches, tout le temps oubliées. Y a-t-il de plus grand bonheur que de trouver au fond de son sac une pistache pour ses quatre heures ? Non !

Descendez au bord du lac si vous en avez un sous la main. Direction : la Jetée, ma table à pique-nique préférée.

banc_plage

Au tout début de la rue de Rive, à Nyon.

Seul-e sur le plage, les yeux dans l’eau, le lac vous aspire. Bientôt, les pieds dans l’eau, une pistache sous la dent, vous atteignez cette plénitude que seules les algues arrivent à atteindre. Algue parmi les algues, les cheveux emmêlés à jamais, les chaussettes mouillées et la goutte au nez, vous resplendissez.

IMG_1940

Si, en lisant ce texte, vous vous êtes perdu-e-s sur Youtube, oui, je plaide coupable, c’est de ma faute. Parce qu’en vrai, un dimanche, c’est fait pour être perdu à regarder des vidéos bêtes sur l’Internet, non ?

Les macarons du Petit Conseil

Nouvel an 1719. Le Petit Conseil genevois a passé une commande modeste au traiteur Roman : des truites, des langues de boeuf et de mouton, des biscuits et des macarons. Le repas n’est pas fastueux, mais les mets sont tout de même choisis avec soin.

Les vingt-cinq membres du Petit Conseil, à la fois organe exécutif de la République de Genève, autorité administrative et instance judiciaire, sont tous issus de grandes familles patriciennes et influentes… Ce ne sont vraiment pas des clients à se mettre à dos.

Le choix du dessert n’est donc pas anodin : les petits biscuits ronds siègeront sur la table du Petit Conseil, comme ils ont siégé sur celle des plus grandes fêtes, réceptions ecclésiastiques d’antan ou grands mariages princiers.

dsc_0585

Croustillants à l’extérieurs et mous à l’intérieurs, les macarons c’est trop bon ! Veillez cependant à ne pas les laisser trop longtemps dans le four.


Temps : 20 minutes de préparation + 10 minutes de cuisson
Pour 20 pièces

Ingrédients

  • 3 blancs d’oeufs
  • 300 g de sucre
  • 300 g d’amandes moulues

Préparation

Préchauffer le four à 180°C

  1. Dans un saladier, monter 5 blancs d’oeufs en neige. Dès que les blancs d’oeufs commencent à prendre, verser petit à petit le sucre.
  2. Une fois l’appareil à meringue bien lisse, chauffer un peu d’eau dans une petite casserole et installer le saladier au dessus pour faire un bain-marie.
  3. Ajouter les amandes moulues par étapes et mélanger doucement jusqu’à ce que l’appareil se détache du saladier. Laisser refroidir le saladier, enlevé de la casserole.
  4. Sur une plaque, disposer un papier sulfurisé. Former avec une cuillère des boules de pâte d’environ 3 cm de diamètre et poser les sur la plaque espacé d’environ 2 cm.
  5. Dans le four préchauffé, installer la plaque à mi hauteur et faire cuire 10 minutes. Au sortir du four, les biscuits sont encore mous mais sécheront en refroidissant.

La recette, dans le texte

« Battez bien 5 blancs d’oeufs, mêlez y 1 l. d’amandes pelées et pilées fines, faites la pate dans un plat d’étain que vous mettez sur des braises en remuant toujours jusqu’à ce qu’elle soit détachée du plat; quand elle est froide, mettez la sur du papier par cuillerée et cuisez les après le pain On peut les mouler dans le sucre quand on veut qu’ils ressemblent à des massepains.

  • 1 livre de sucre
  • 1 livre d’amandes »

Recette tirée de : Santschi C., Roth B., Genequand J.-E., Vouilloz D., Genève entre restrictions et bombances : autour de l’histoire de l’alimentation du Moyen Âge à nos jours : une exposition des Archives d’Etat de Genève, brochure d’exposition, Genève : Archives d’Etat, 1990.

Léon, le pigeon de la place Perdtemps à Nyon

Salut, moi c’est Léon, Léon  le pigeon. Ce n’est pas souvent qu’on me donne la parole, alors quand j’ai vu une envoyée spéciale de Visitons! passer pas loin de chez moi, sur la place Perdtemps, je me suis dit : c’est l’occasion mon Léon ! J’ai fait tellement de bruit qu’elle a fini par lever la tête et qu’elle m’a aperçu. On s’est posés sur un banc (enfin, elle, elle s’est assise) et j’ai pu lui raconter mon histoire.

Sans titre

Il faut bien reconnaître qu’en Suisse, vous n’aimez pas trop les pigeons, n’est-ce pas ? Il paraît que nous sommes sales, que nous transmettons des maladies… Mais ce que vous détestez le plus, ce sont nos fientes. Parce que ça abîme les jolies façades de vos villes si propres.

Oh, allez, je peux vous comprendre ! Moi non plus, je ne trouve pas ça très chic, les fientes de pigeon. Mais bon, à force, la vie commence à être compliquée pour nous. Partout où nous pourrions faire un nid, il y a ces piques en métal qui nous empêchent de nous poser. Ailleurs, on nous chasse, on va même jusqu’à nous tirer dessus.

Avec ma compagne, on commençait à désespérer de trouver un logement convenable. Et puis, on a vu cette annonce sur « Pigeon-Express » :  la ville de Nyon allait installer des pigeonniers !  C’était en février 2015. Une vraie révolution ! Nous, on a choisi le pigeonnier de la place Perdtemps, parce qu’il y a un parc avec des enfants à côté et qu’on aime bien les voir jouer. Mon cousin Alphonse, il vit de l’autre côté de la vieille ville, au temple.

Sans titre2

Au départ, je n’étais pas très convaincu par l’architecture du pigeonnier. Je préfère le charme de l’ancien. Mais bon, le logement est confortable, on le partage avec une cinquantaine d’autres familles, et l’ambiance est vraiment sympa. Et nous, les pigeons, une fois que nous nous sommes installés quelque part, nous ne déménageons plus. Donc, plus de risque pour vos façades !

Pour en savoir plus sur les pigeonniers de Nyon : http://www.nyon.ch/fr/actualite/la-ville-installe-deux-pigeonniers-681-97511

Les oeufs-bijoux de Chiblins

Rouges, bleus, fleuris, feuillus, à poids, à renard, à visage, figurés… Oubliez la triste décoration des oeufs en chocolat des supermarchés et admirez l’art des oeufs décorés !

La décoration des oeufs de Pâques a une longue tradition qui, comme bien souvent, est une réinterprétation d’une coutume chrétienne qui réinterprète des coutumes païennes. Bref, c’est Inception, mais avec des oeufs. Les oeufs décorés peuvent l’être avec des pelures d’oignons ou de la betterave, mais ils peuvent aussi l’être avec de la feuille d’or et des rubis. Les princes-ss-es, empereurs, impératrices et autres gens riches recevaient à Pâques des oeufs sculptés, de vraies oeuvres d’art d’ivoire, d’or, de bois ou encore de cristaux de roche… Ces chefs-d’oeuvres d’orfèvres ont inspiré des chefs-d’oeuvres d’artisans.

Aujourd’hui, des artistes façonnent toujours des oeufs de Pâques. Des salons de l’oeuf décoré et autres marchés de Pâques vous permettront de le découvrir. D’autre part, le Moulins de Chiblins, musée romand de la machine agricole, possède une collection de ces merveilles.

IMG_1739IMG_1727


Pour aller plus loin

« Perrette a mis sa poule à couver, treize oeufs a eu treize petits poulets. Alleluia » – Berceuse du Beaujolais, Alleluia de Pâques accompagnant la quête des oeufs

  • Vous trouverez de riches informations dans cet article: « La coutume des oeufs de Pâques par Christian Constant ». Chococlic.com