La Grand-Rue de Nyon n’est pas la rue la plus animée de la ville. Des Nyonnais pressés la traversent, s’y arrêtent peut-être davantage le samedi, quand des étals de légumes viennent l’animer. En réalité, la rue est dangereuse. Faites l’expérience : vous marchez tranquillement sur le trottoir, depuis Perdtemps en direction de la tour de l’horloge, et à la hauteur de la terrasse de Bonstetten, vous tournez la tête à gauche. Le lac vous appelle. Vous êtes perdus.

Par tous les temps, de toutes les saisons, le lac joue à la sirène ensorcelante et la terrasse de Bonstetten sert de bateau, de plongeoir vers l’étendue bleue.
Le dernier bailli de Nyon, Charles Victor de Bonstetten, écrit dans ses mémoires :
L’antique château de Nyon, avec ses vieilles tours qui de tous les côtés regardent la plus brillante nature, semblait le douzième siècle venu pour contempler le dix-huitième
Sa maison était plutôt bien située. Et puis, la vue est franchement pas moche. Avec sa réputation de « meilleurs des baillis », Charles Victor de Bonstetten fut le dernier à tenir ce rôle, la Révolution venant tout chambouler. L’homme des Lumières, le défenseur de la liberté de la presse, luttant contre la politique du secret, reste encore un peu à Nyon, en donnant son nom à l’une des plus belles terrasses de la ville.








Allez-vous promener dans le coin à la fin de l’hiver, entre fin février et début mars, et vous pourrez y admirer un arbre en fleurs* ! Ceci dit le lieu est charmant en toute saison. Et si vous n’y êtes jamais entrés, profitez-en pour visiter le château !