Château de La Sarraz – Fête d’ouverture

Le 10 mai, l’équipe de Visitons! a participé avec enthousiasme à la Grande fête d’ouverture de la saison 2018 du Château de La Sarraz.

Les visiteurs ont pu découvrir avec les guides du musée ce lieu splendide et, au détour d’une pièce, ont rencontré quelques étranges personnages. Les servantes et la cuisinière du château les ont gentiment houspillés et sont retournées à leur travail.

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Même avec son casse-sucre, la cuisinière ne veut pas se plier à la préparation de cette affreuse nouvelle boisson. Le thé, vous connaissez ?

Pour les curieux, le programme de la journée : https://chateau-lasarraz.ch/event/grande-fete-douverture-de-la-saison/

La terrasse de Charles Victor

La Grand-Rue de Nyon n’est pas la rue la plus animée de la ville. Des Nyonnais pressés la traversent, s’y arrêtent peut-être davantage le samedi, quand des étals de légumes viennent l’animer. En réalité, la rue est dangereuse. Faites l’expérience : vous marchez tranquillement sur le trottoir, depuis Perdtemps en direction de la tour de l’horloge, et à la hauteur de la terrasse de Bonstetten, vous tournez la tête à gauche. Le lac vous appelle. Vous êtes perdus.

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Par tous les temps, de toutes les saisons, le lac joue à la sirène ensorcelante et la terrasse de Bonstetten sert de bateau, de plongeoir vers l’étendue bleue.

Le dernier bailli de Nyon, Charles Victor de Bonstetten, écrit dans ses mémoires :

L’antique château de Nyon, avec ses vieilles tours qui de tous les côtés regardent la plus brillante nature, semblait le douzième siècle venu pour contempler le dix-huitième

Sa maison était plutôt bien située. Et puis, la vue est franchement pas moche. Avec sa réputation de « meilleurs des baillis », Charles Victor de Bonstetten fut le dernier à tenir ce rôle, la Révolution venant tout chambouler. L’homme des Lumières, le défenseur de la liberté de la presse, luttant contre la politique du secret, reste encore un peu à Nyon, en donnant son nom à l’une des plus belles terrasses de la ville.

Les macarons du Petit Conseil

Nouvel an 1719. Le Petit Conseil genevois a passé une commande modeste au traiteur Roman : des truites, des langues de boeuf et de mouton, des biscuits et des macarons. Le repas n’est pas fastueux, mais les mets sont tout de même choisis avec soin.

Les vingt-cinq membres du Petit Conseil, à la fois organe exécutif de la République de Genève, autorité administrative et instance judiciaire, sont tous issus de grandes familles patriciennes et influentes… Ce ne sont vraiment pas des clients à se mettre à dos.

Le choix du dessert n’est donc pas anodin : les petits biscuits ronds siègeront sur la table du Petit Conseil, comme ils ont siégé sur celle des plus grandes fêtes, réceptions ecclésiastiques d’antan ou grands mariages princiers.

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Croustillants à l’extérieurs et mous à l’intérieurs, les macarons c’est trop bon ! Veillez cependant à ne pas les laisser trop longtemps dans le four.


Temps : 20 minutes de préparation + 10 minutes de cuisson
Pour 20 pièces

Ingrédients

  • 3 blancs d’oeufs
  • 300 g de sucre
  • 300 g d’amandes moulues

Préparation

Préchauffer le four à 180°C

  1. Dans un saladier, monter 5 blancs d’oeufs en neige. Dès que les blancs d’oeufs commencent à prendre, verser petit à petit le sucre.
  2. Une fois l’appareil à meringue bien lisse, chauffer un peu d’eau dans une petite casserole et installer le saladier au dessus pour faire un bain-marie.
  3. Ajouter les amandes moulues par étapes et mélanger doucement jusqu’à ce que l’appareil se détache du saladier. Laisser refroidir le saladier, enlevé de la casserole.
  4. Sur une plaque, disposer un papier sulfurisé. Former avec une cuillère des boules de pâte d’environ 3 cm de diamètre et poser les sur la plaque espacé d’environ 2 cm.
  5. Dans le four préchauffé, installer la plaque à mi hauteur et faire cuire 10 minutes. Au sortir du four, les biscuits sont encore mous mais sécheront en refroidissant.

La recette, dans le texte

« Battez bien 5 blancs d’oeufs, mêlez y 1 l. d’amandes pelées et pilées fines, faites la pate dans un plat d’étain que vous mettez sur des braises en remuant toujours jusqu’à ce qu’elle soit détachée du plat; quand elle est froide, mettez la sur du papier par cuillerée et cuisez les après le pain On peut les mouler dans le sucre quand on veut qu’ils ressemblent à des massepains.

  • 1 livre de sucre
  • 1 livre d’amandes »

Recette tirée de : Santschi C., Roth B., Genequand J.-E., Vouilloz D., Genève entre restrictions et bombances : autour de l’histoire de l’alimentation du Moyen Âge à nos jours : une exposition des Archives d’Etat de Genève, brochure d’exposition, Genève : Archives d’Etat, 1990.